Le tissu comme battement
Chez Jeanne Friot, le vêtement ne marche pas : il danse.
Il ne se contente pas d’habiller un corps, il l’entraîne, l’emporte, le propulse. À la Fashion Week, la créatrice ne présente pas seulement une collection : elle orchestre un mouvement. Un souffle. Une pulsation. La mode quitte le podium, entre dans le rythme, s’autorise le vivant.
Il ne se contente pas d’habiller un corps, il l’entraîne, l’emporte, le propulse. À la Fashion Week, la créatrice ne présente pas seulement une collection : elle orchestre un mouvement. Un souffle. Une pulsation. La mode quitte le podium, entre dans le rythme, s’autorise le vivant.
Un défilé en mouvement
Le show refuse l’immobilité. Les silhouettes avancent, mais surtout vibrent. Rien n’est figé. Tout circule. Le corps traverse l’espace comme une phrase traverse une page. Autour d’elles, parfois avec elles, des danseurs. Des corps formés à l’exigence du geste juste, à la rigueur du temps, à la liberté maîtrisée.
Parmi eux, Gabin Schoendorf, danseur du Ballet de Lorraine. Sa présence impose une autre lecture du défilé : ici, on ne regarde pas seulement des looks, on observe des tensions, des élans, des équilibres. Le mouvement n’illustre pas le vêtement, il le met à l’épreuve.
La mode n’est plus frontale.
Elle devient chorégraphie.
Elle devient chorégraphie.
Chaque pas répond à une couture.
Chaque torsion révèle une ligne.
Chaque suspension prolonge le vêtement dans l’espace.
Chaque torsion révèle une ligne.
Chaque suspension prolonge le vêtement dans l’espace.
Le défilé déborde du cadre. Il ne se regarde pas seulement, il se ressent. Le podium devient plateau, comme chez certains créateurs qui, saison après saison, font dialoguer la mode avec la danse, on pense à ces shows où les corps courent, chutent, s’enlacent, rappelant que le vêtement n’existe jamais seul, toujours porté, toujours en action.
Chez Jeanne Friot, cette rencontre est fluide. Elle ne cherche pas l’effet. Elle cherche la justesse. Le public assiste alors à un dialogue vivant entre corps et matières, entre rythme et textile
Le vêtement qui apprend à danser
Jeanne Friot ne crée pas pour le silence.
Elle crée pour le souffle court,
Pour l’élan,
Pour la vitesse.
Elle crée pour le souffle court,
Pour l’élan,
Pour la vitesse.
Les matières accompagnent le geste.
Les coupes suivent la trajectoire.
Les tissus ne contraignent pas : ils dialoguent.
Les coupes suivent la trajectoire.
Les tissus ne contraignent pas : ils dialoguent.
Ici, la danse n’est pas un décor.
Elle est un révélateur.
Elle est un révélateur.
Elle dit ce que le vêtement sait faire quand on le laisse vivre :
S’étirer.
Se plier.
Résister.
Rebondir.
S’étirer.
Se plier.
Résister.
Rebondir.
Comme dans certains défilés où la mode s’ouvre à l’art du mouvement, lorsque des danseurs contemporains investissent le podium, lorsque le corps cesse d’être figé, le vêtement révèle sa vérité : il est conçu pour accompagner une action, pas pour rester immobile.
Le corps n’est plus un support passif.
Il devient moteur.
Interprète.
Co-auteur.
Il devient moteur.
Interprète.
Co-auteur.
Le vêtement apprend à danser parce qu’on lui en laisse la possibilité. Il accepte l’imprévu, la torsion, la vitesse. Il vit dans l’instant. Il se transforme à chaque geste.
C’est peut-être là que la mode rejoint pleinement la danse : dans cette capacité à exister dans le présent, dans le mouvement, dans l’éphémère assumé.
Mode et danse : un art vivant
Ce que Jeanne Friot propose, c’est une vision.
La mode comme discipline vivante.
La mode comme art du mouvement.
La mode comme art du mouvement.
À la frontière du spectacle et du vestiaire, les lignes se brouillent. Les vêtements deviennent partenaires. Les danseurs, révélateurs de formes. Les disciplines se croisent, se répondent, s’embrassent.
Tout est question de tempo.
Un pas.
Un regard.
Un battement de tissu.
Un regard.
Un battement de tissu.
Le show avance comme un poème en mouvement.
Rimes visuelles.
Échos sensuels.
Rimes visuelles.
Échos sensuels.
La danse rappelle ce que l’œil pressé oublie parfois : la mode est faite pour être vécue, traversée, éprouvée. Elle n’existe vraiment que lorsqu’elle bouge.
Faire bouger les lignes
Avec ce défilé, Jeanne Friot ne montre pas seulement des vêtements.
Elle affirme une conviction.
Elle affirme une conviction.
La mode est un art vivant.
Et comme tout art vivant,
Elle bouge.
Elle bouge.
Elle bouge les corps.
Elle bouscule les codes.
Elle déplace les lignes.
Elle bouscule les codes.
Elle déplace les lignes.
Quand la danse rencontre la mode, ce n’est pas une fusion sage.
C’est une collision fertile.
Un pas de côté.
Un élan.
C’est une collision fertile.
Un pas de côté.
Un élan.
Une invitation à regarder autrement.
À sentir.
À suivre le mouvement.
À sentir.
À suivre le mouvement.
Par Charlotte BENA
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